nue

(inspiré d'un tableau qui fait polémique actuellement, j'y reviendrai)

lA sentez- vous sourdre l'angoisse sur ce dessin ? (à moins qu'il ne sente le raté aussi , j'accepte cette alternative) . Si vous lisez l'angoisse, vous lisez dans mes dessins.

Nous sommes rentrés hier d'un CCE, concours complet d'équitation, avec notamment cette épreuve de cross , cette autre équitation, celle des guerriers . Et nous fûmes témoins d'une chute violente : perte de connaissance, convulsions , hystérie furieuse de la jeune fille qui finalement rentrera chez elle sans une égratignure après une prise en charge hospitalière légère. J'entends encore ses cris dans mes oreilles. J'ai une peur panique des cris. Je n'ai pas de peau qui me protège contre les cris. Ca vient de loin. J'en fus donc paralysée. A notre retour, j'ai eu besoin de dessiner. Comme j'aime l'aquerelle !

Le cheval , entre drames et bonheurs. Tenez par exemple, cette après midi, immense galopade dans la forêt avec mon petit cheval : joie de la vitesse, de la maitrise puis deux ruades du bonhomme contrarié par le copain qui chargeait derrière et à l'ivresse guerrière  et les rires succèda la peur, la peur d'une maman.

Je ne sais parfois plus où j'en suis. Continuer, tout cesser ?  J'aime la rigueur mathématique de la pratique équestre, le grand air, le lien avec ce deuxième sang, celui de mon canasson, la nature, l'exigence physique et mentale , l'effort, le "vingt-mille- fois tu remettras l'ouvrage" .

Ma petite voix intérieure me dit que cela n'est pas sérieux, que c'est un manque d'humilité, qu'un jour je le paierai .  Jamais je ne ferai de cross, cette sage parole m'exempte -t- elle d'une punition céleste ?  Depuis deux ans et demi je vis des émotions vives avec cet animal . Sont - elles raisonnables ? Dignes d'une mère ? Je fais tout le temps attention , mais le risque , "je risque "existe. Parfois je ne sais plus si j'ai le droit à 42 ans d'avoir envie de pratiquer cette disicpline ou s'il ne faut pas que je sois toute en sécurité pour me préserver pour mes enfants.

Merci au blog qui me permet ceci, m'épancher et je sais que mon époux aimé le lira. Pourquoi donc acceptes-tu mes délires -relatifs- équestres?