Depuis cette lourde semaine, je dévore Camus. Je ne l'avais jamais lu. Et si. Certains grands de la littérature ne sont jamais mis sur nos chemins de lycéen ; à trente sept ans, j'aurais pourtant pu le croiser .  Alors il faut - oser pour ma part - aller à eux. J'ai lu l'étranger. Choc. Rares sont les livres qui lorsque on les ferme donnent envie d'hurler.  J'entame les Justes et je sais que je vais beaucoup aimer. J'apprécie aussi l'odeur de ces vieux livres qui dorment depuis des années dans une bibliothèque et que l'on rouvre enfin . Sous mon sapin, je pense  trouver La chute et je m'offrirai le mythe de Sisyphe, mais à mon avis je n'y comprendrai pas grand chose voire à peu près rien !

Ci dessous, une petite parenthèse à l'encre et la plume d'il y a quelques semaines.

L'une prise sur le vif, en deux deux car il s'est mis à flotter, au zoo voisin de ma petite ville. J'y vais avec ma brindille aux heures creuses et nous croquons les animaux. Ce sont de grands  moments de complicité d'une passion partagée pour le dessin d'observation et les bêtes. Nous nous imaginons en pleine savane : nous sommes zoologues, éthologues !

L'autre, une autre forme de bête , inspirée d'une huile sur toile de Lucian Freud. Le fameux. Personne ne l'a vu ici . Vous serez les premiers.

On aimera ou pas. Je me suis régalée à laisser crisser la plume sur la feuille pour ma part.

Brice Conrad, un alsaco , parce que je ne renie pas mes racines  et encore moins celles du shérif . En ce moment au coeur de notre Provence elles n'ont sans doute jamais été aussi prégnantes  .

 

 

 

P1050695

P1050697

 

 

Rhinocéros  de la Barben  - A4 - Dessin à l'encre de Chine et à la plume -

Homme de dos  inspiré de l'oeuvre de Lucian Freud - A3 - Idem -

Mes dessins ne sont plus clicables désolée .